Compétition

Best-of FIA Karting 2019: Esteban Ocon, du karting à la F1

Pilote de Formule 1 dans le team Force India en 2017 et 2018, Esteban a évolué dans le sillage de Mercedes AMG F1 jusqu’en 2019 avant de retrouver un volant avec Renault F1 Team aux côtés de Daniel Ricciardo pour 2020. Considéré comme un jeune prodige, Esteban a dû se battre en permanence pour enchaîner […]


Best-of FIA Karting 2019: Esteban Ocon, du karting à la F1

Pilote de Formule 1 dans le team Force India en 2017 et 2018, Esteban a évolué dans le sillage de Mercedes AMG F1 jusqu’en 2019 avant de retrouver un volant avec Renault F1 Team aux côtés de Daniel Ricciardo pour 2020. Considéré comme un jeune prodige, Esteban a dû se battre en permanence pour enchaîner les saisons depuis ses débuts en karting en 2004. Talent, détermination et professionnalisme font partie de ses atouts.

Esteban, le karting a tenu une place particulière dans votre carrière. Racontez-nous.

Les années en karting ont été cruciales pour moi. Bien sûr, c’est là que j’ai appris les bases du métier de pilote, tout ce qui m’a été indispensable ensuite pour réussir en sport automobile. C’était une très belle aventure que j’ai vécue avec mon père. Il fallait absolument que je me fasse remarquer et que je gagne des courses pour pouvoir continuer. Le niveau était très élevé parmi les jeunes, mais j’étais déjà très déterminé, je me battais toujours pour la victoire.

Quels sont vos meilleurs souvenirs en Karting ?

En sept années de compétition, il y en a beaucoup, mais je retiens en particulier ma saison 2007. Je portais déjà le n°31 ! J’ai remporté le Championnat de France Minime sur un châssis Sodi en gagnant toutes les courses et en marquant le maximum de points. Pierre Gasly et Anthoine Hubert roulaient avec moi, Charles Leclerc débutait.

Que retenez-vous du Trophée Académie FIA Karting ?

J’ai participé à la 2e saison du Trophée Académie en 2011. Je trouvais déjà que c’était une formidable occasion pour rencontrer des pilotes du monde entier, les meilleurs de chaque nation. C’est beau d’être sélectionné pour pouvoir défendre les couleurs de son pays. La formule monotype est un excellent principe. J’étais compétitif, mais la compétition ne s’est pas déroulée comme prévu après ma pole position à Essay et je n’ai pas pu concrétiser.

Quelles ont été à ce jour les grandes étapes de votre carrière en automobile ?

J’ai roulé en karting jusqu’en KF3 (Junior) et j’ai ensuite sauté le pas directement en Formule Renault 2.0. Ce n’était pas évident, mais je m’en suis bien sorti. J’ai vraiment pris la mesure de la monoplace en 2014, quand j’ai remporté le Championnat d’Europe FIA F3 devant Max Verstappen au sein du Prema Powerteam. J’ai enchaîné avec la GP3 Series en 2015 sous les couleurs d’ART Grand Prix. C’est grâce à ces deux titres que j’ai été repéré par Mercedes et Toto Wolf et que les portes de la F1 se sont ouvertes. J’ai disputé 9 Grand Prix avec Manor Racing MRT en 2016, puis deux saisons chez Sahara Force India. Je vais reprendre le volant en 2020 en tant que titulaire chez Renault F1 Team.

Que diriez-vous à un jeune qui rêve de réussir ?

À chaque étape, il faut savoir apprécier la chance de prendre le départ d’une course. Le plaisir est un élément important de la réussite. En restant positif, on arrive à instaurer une ambiance favorable au succès dans son entourage et son équipe. Bien sûr, il faut être très motivé et ne pas ménager ses efforts, c’est une évidence. Mais de nos jours il ne suffit plus d’être rapide. L’attitude générale compte beaucoup quand on arrive en sport automobile. Montrer que l’on est content d’être là, rester toujours souriant, donner une bonne image, ce sont des points à ne pas négliger.

Info FIA Karting / Photo © KSP

 


Publié le 17/03/2020

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